VIE : pourquoi ce volontariat attire les jeunes ?

Plus de 10 000 jeunes sont actuellement en volontariat international en entreprise. Une étude dessine le portrait-robot de ces jeunes et détaille ce qu’ils retirent de cette expérience.
Pour la première fois une grande étude sur le VIE a été menée par Business France et Edhec Newgen Talent Centre, relayée par Les échos START. Par VIE il faut comprendre volontariat international en entreprise qui désigne un mission professionnelle (scientifique, commerciale ou technique) menée par un volontaire âgé de moins de 28 ans, dans une entreprise implantée à l’étranger. Le VIE est un contrat signé entre l’entreprise et le volontaire qui peut être conclu pour une durée maximale de 24 mois.
 
Le portrait-robot des jeunes en VIE
 
Selon l’étude, plus de 10 000 jeunes sont actuellement en VIE. La majorité des volontaires sont des hommes (63%). Le VIE intervient le plus souvent à la fin des études puisque plus d’un volontaire sur deux effectue un VIE juste après avoir décroché son diplôme. Un diplôme de niveau élevé, puisque 92% d’entre eux sont titulaires d’un bac +5, principalement en management (38%), en école d’ingénieur (38%) ou issu de l’université (28%).
 
Ils sont 39% à effectuer cette mission à l’étranger après une première expérience professionnelle, quelle qu’elle soit (intérim, CDD ou CDI) et les volontaires sont, en moyenne, âgés de 26 ans.
 
Une grande majorité des volontaires (76%) a déjà la fibre de l’international et a connu une expérience à l’étranger au cours de ses études, que ce soit à travers un stage (50%) ou un échange universitaire (48%).
 
VIE et VIA 
Le volontariat international en entreprise (VIE) et en administration (VIA) proposent des missions indemnisés (de 700 à 3 100 €) à l’étranger. Destinés aux jeunes de 18 à 28 ans titulaires d'un bac + 2 minimum, ils durent de 6 à 24 mois et peuvent être un véritable tremplin professionnel. 
Un VIE, pour quoi faire ? 
 
Pourquoi ces jeunes s’engagent dans une mission à l’étranger ? Selon l’étude, cette expérience permet de développer des compétences recherchées sur le marché du travail : devenir bilingue ou parler couramment une langue, développer des compétences dans un domaine technique précis et développer des soft skills, c’est-à-dire des compétences comportementales (savoir écouter, convaincre, être créatif, organisé, …), très appréciées des recruteurs. 
 
D’ailleurs l’un des principaux objectifs qui poussent les jeunes à se lancer dans un VIE est la possibilité d’accélérer leur carrière. Le VIE représente un gros atout dans leur employabilité. Ainsi, 91% des volontaires sont recrutés directement après leur mission internationale, que ce soit directement dans l’entreprise où ils ont effectué leur VIE (51%) ou dans une autre entreprise (40%).
 
Autre objectif recherché par les jeunes en VIE : s’ouvrir des perspectives à l’international. Selon l’étude, cet objectif est bien rempli puisque 55% des volontaires sont recrutés à l’étranger. 42% le sont dans le pays où ils ont effectué leur mission et 13% dans un autre pays.
 
L’Europe, plébiscitée par les jeunes
 
Dans le top 3 des pays d’affectation, les Etats-Unis arrivent en premier suivis par deux pays européens : la Belgique et l’Allemagne. Mais l’étude révèle qu’en terme de continent, près d’un VIE sur deux se déroule en Europe (48%). L’Amérique du Nord arrive 2e (17%), suivie de l’Asie et du Pacifique (14%). 
 
Trouver une mission en VIE
 
Seuls 7% des volontaires en VIE ont trouvé leur mission suite à l’envoi d’une candidature spontanée. Pour trouver une mission, mieux vaut répondre à des offres de mission. Il est possible de trouver ces offres directement sur les sites des entreprises. Mais 70% des volontaires ont trouvé leur mission en se rendant sur le site www.civiweb.com. 
 
Les salariés peuvent aussi se renseigner directement auprès de leur entreprise. Une mission à l’international pourrait intéresser leur employeur et représenter un plus pour l’entreprise. 
 

Source : « Portrait-robot des jeunes en VIE », Les échos START, novembre 2018.


Marine Ilario, décembre 2018, marineilario@cidj.com

 

Vendredi, 7 Décembre, 2018